jeudi 9 septembre 2010

Retrouvez Jean Philippe OMOTUNDE sur la chaîne TV Canal 3 Monde

Nous l'avons fait ! Canal 3 Monde est notre nouvelle chaine de télévision visible en Afrique sur le sattelite Astra 4A (Sirius 4) à 5°E mais aussi sur les bouquets hexagonaux, dans les DOM (prochainement) et sur le web, dont la vocation est d'offirir un regard nouveau sur les savoirs faire africains et panafricains dans de nombreux secteurs d'activités.

Vouée à l'international, Canal 3 Monde affirme clairement son ambition : privilégier l'analyse de l'actualité du sud sur les divertissements.

Canal 3 Monde bénéficie de l'expertise de journalistes connus sur la scène internationale (Jean-Jacques Seymour, Jean-Philippe Omotunde, Elsa da Silveira, Joël Ettien…) pour ne citer qu’eux. Ainsi, politique, économie, Histoire, culture, sport sont au menu de cette nouvelle fenêtre médiatique.

Vous l'aviez souhaité, c'est fait ! Jean Philippe OMOTUNDE y anime entre autre, son émission phare "Vérité & Mensonges", dédiée à une analyse décolonisée du fait historique africain.

La Direction de cette nouvelle chaine de télévision, est un formidable challenge que souhaitent relever Pierre Bedou et Sylvie de Boisfleury, qui possèdent déjà une solide expérience de plus de 10 années dans l'audiovisuel.

A leur côté, pour le développement et la pérennisation du média, Julien Coffi dont l'Agence Magie Noire évolue depuis plus de 15 ans dans la communication globale, devient l’autre rouage essentiel de Canal 3 Monde.

La chaîne va être lancée ce jour à 19h00. Vous êtes déjà sur le web ?

Jean Philippe Omotunde vous donne rendez-vous sur le site http://www.canal3monde.com/index.php.

Le monde panafricain se met en marche sur Canal 3 Monde....

vendredi 6 juin 2008

Histoire de l'Esclavage : Critique du discours eurocentriste


Jean Philippe Omotunde inaugure cette année 2008 en publiant aux éd. Menaibuc un nouvel ouvrage. Interview.

Votre volume 5 est sous-titré "Critique du discours eurocentriste". Pouvez-vous nous expliquer de quoi il s’agit ?


JPO : J’ai écrit cet ouvrage pour montrer qu’il existe un discours eurocentriste sur l’histoire des razzias négrières et de l’esclavage et tout comme celui sur l’Egypte antique, il est profondément fallacieux. D’ailleurs comme on l’a vu récemment, le lancement de l’ouvrage « Les traites négrières : essai d’histoire globale » de l’historien nantais Olivier Pétré Grenouilleau, a été quant au fond, un vaste show médiatique qui a allié désinformation et calomnie, cela sur la base d’un monologue historiographique qui au finish, a totalement privé le public de l’opportunité d’apprécier l’antithèse de cet ouvrage. Le résultat, le professeur Steven Hahn le reconnait officiellement dans le Monde Diplomatique en disant que « le commerce négrier est devenu un sujet explosif sur lequel la désinformation n’épargne même plus un public instruit ». Que constatons-nous ? Les descendants des victimes, qui n’ont toujours pas eu l’opportunité d’exprimer ouvertement leur point de vue doivent, après une longue période de silence, affronter maintenant la désinformation médiatique. De plus, les historiens qui ont rallié les thèses eurocentristes, ne font que recycler les vieux arguments sans fondement des anciens financiers européens des razzias. Face à une telle mascarade, il était important de réagir en présentant aux jeunes générations panafricaines la nature de notre point de vue et surtout d’indiquer le « sens de la lutte contre la falsification de l’histoire des razzias négrières et de l’esclavage », un peu comme l’avait fait sur un autre thème, le professeur Théophile Obenga.


Cette problématique a pourtant fait l’objet de grandes discussions lors de la première commémoration en 2006 de l’abolition de l’esclavage. Qu’est ce que vous remettez en cause ?


JPO : En fait, depuis le vote de la Loi Taubira en 2001, il s’est passé beaucoup de choses. Premièrement, la procédure découlant de cette loi a été immédiatement « formolée ». Deuxièmement, on a tout de suite validé médiatiquement contre les descendants des victimes, le discours argumentaire des « criminels » (négriers, financiers, ecclésiastiques…) sans se soucier de l’esprit de la Loi, qui interdit normalement un tel fait. Simone Weil l’a d’ailleurs déjà dit sur un autre registre, « on ne peut valider contre la victime, les accusations des meurtriers ». Troisièmement, la question de l’enseignement scolaire de cette page d’histoire européenne ayant commencé à déranger les consciences d’un certain establishment français, on a assisté à la construction à grand renfort médiatique, d’une argumentation que l’on peut qualifier de « dédouanement » de l’entreprise esclavagiste française. Le concept de « mémoire partagée » et les thèses fantasmagoriques portant sur les « négriers africains », la « traite interne africaine » et l’« anachronisme » en sont les conséquences. Quatrièmement, les critiques épicées de l’humoriste Dieudonné sur l’hypocrisie régnante dans la gestion nationale de la mémoire de l’esclavage a mis mal à l’aise l’establishment parisien qui a contre-attaqué médiatiquement tout en réactivant à la hâte, les procédures gelées jusqu’alors. C’est donc 5 années après le vote de la loi Taubira, que l’on a officiellement commémoré cette page d’histoire. Dans le même temps, plusieurs attaques en « raz de montagne » ont défrayé la chronique. Comme exemple, nous pouvons citer les multiples tentatives d’abrogation de la loi Taubira et le vote de la loi reconnaissant les bienfaits de la colonisation.


Qu’est ce qui vous semble être le plus problématique ?


JPO : Les historiens occidentaux ont totalement évacué du champ de la recherche historiographique, la notion de "Résistance africaine" face à l’oppression impérialiste pour échafauder leur théorie de la « collaboration ». Voilà pourquoi par exemple, ils passent sous silence l’encerclement du continent avec leurs centaines de châteaux forts puissamment armés. Ainsi on a presque l’impression, à la lecture des récits de Grenouilleau et consorts, que les africains attendaient désespérément leurs amis négriers européens. Dans ce genre de drame humain, nous étions habitués au contraire. On le voit pour l’histoire de France où la notion de « résistance » est dopée à l’EPO historiographique et politique. Et même si le gaz qui fut utilisé dans les chambres à gaz nazis fut inventé par un scientifique juif, même si 160 000 soldats juifs faisaient partie intégrante de l’armée allemande, on a jamais vu personne parler de « collaboration juive » à la Shoah. Mais pour l’Afrique, on pousse la thèse de la « collaboration » au paroxysme médiatique au point que certains afro-caribéens et afro-américains, pris au piège, reprochent aux africains de les avoir vendus. Alors que pour tous, le drame les rassemble, les unit même, pour nous, ce drame nous divise car le récit qui en a été fait par l’Europe est mesquin, fallacieux et médiocre. D’où l’importance du travail que doivent accomplir en toute objectivité, les historiens d’ascendance africaine pour réparer le mal. Un autre point me semble être essentiel. Il n’a pas concevable que les descendants des victimes aient le même regard historique que les descendants des négriers, tout autant que l’hypocrisie oxydera l’analyse historiographique. Car cela décrédibilise le « Crime ». Voltaire disait que ceux qui vendent les leurs sont plus condamnables que l’acheteur. Vous comprenez maintenant pourquoi les idéologues européens falsifient les faits pour « camper » sur le terrain de la collaboration.


A vous entendre, on a l’impression que vous voulez dédouaner les africains de leur part de responsabilité. Qu’est-ce qui vous permet d’affirmer cela ?


JPO : Dans cette histoire, l’establishment français est juge, parti et détenteur de l’arme médiatique ce qui complique inexorablement les choses. Et malheureusement, la puissance politique et médiatique des pays du sud n’égale pas celle des pays du nord. Du coup, ils ont carte blanche pour échafauder leur discours eurocentriste voire calomnieux et lancer les thèmes médiatiques. Ecrire, comme je l’ai vu dans les journaux, de fausses vérités telle que les « Africains se capturaient et s’asservissaient entre eux » en passant sous silence que le mot « esclave » désigne expressément des blancs nommés les « Slaves » qui étaient régulièrement capturés par les rois européens au moyen-âge, vendus et déportés à fond de cale de bateaux en tant qu’esclaves aux Arabes à Venise, est profondément mesquin. Prétendre que la capture et l’acheminement des captifs africains le long des côtes étaient réalisés sans aucune aide des européens est encore se moquer du monde. Les européens ont fourni l’arme du crime (les fusils et les balles), la logistique du crime (les carcans, les bateaux…) et le mobile du crime. Quant à la thèse de l’esclavage en Egypte, permettez-moi de vous dire que c’est une immense escroquerie. Il n’existe aucun déterminatif en hiéroglyphe pour qualifier le mot « esclave ». A vrai dire, il ne s’agit pas de charger ou de dédouaner l’Afrique, mais plutôt de s’en tenir aux faits !


En accusant les autres d’être entièrement responsable de l’esclavage, n’êtes vous pas en train de reproduire ce qui finalement vous semblez dénoncer ?


JPO : A la base, il s’agit simplement de cerner les faits. Cependant, à partir du moment où l’on quitte le domaine de l’analyse historique stricte pour accuser l’Afrique d’être responsable des événements, on nous place dans l’obligation de répondre sans distinction, c’est-à-dire même aux Antillais et aux Africains qui s’aventuraient à reprendre les thèses eurocentristes. Les gens confondent volontairement « cadre culturel européen » et « cadre culturel africain ». En Europe, vous avez le mot « Captif » et le mot « Esclave » qui découle, ne l’oublions pas, du nom des « Slaves ». En Afrique antique et impériale vous n’avez que le mot « Captif ». Dans le fond, parler « d’esclaves » en Afrique revient à faire comme si on soutenait qu’en France sous Louis XIII, il y avait des Samouraïs. Bien qu’il s’agisse de chevaliers chargés de défendre leur roi, on ne peut utiliser ce mot pour l’histoire de France, car entre la France et le Japon, les cadres culturels sont différents. Par contre, on veut utiliser le même mot « esclave » pour l’Europe et pour l’Afrique, en se référant à la seule définition donnée par Aristote et sans tenir compte de l’éloignement des cadres culturels. Cela relève dans le fond, de l’entreprise de l’escroquerie !


Quelles sont vos propositions pour l’écriture d’une histoire africaine débarrassée de ce que vous appelez les « jugements esthétiques » ?


JPO : Vous savez, le discours européen sur le passé africain s’arc-boute dans un champ sémantique négatif et raciste dont les contours dépréciatifs passent sous silence l’extraordinaire richesse civilisationnelle du continent. Du coup, les jugements esthétiques européens qui en découlent, sont à la base de la marginalisation systématique de l’histoire africaine du cours de l’histoire universelle. C’est donc en réintroduisant l’histoire africaine dans le cours de l’histoire humaine, à grand renfort de logique méthodologique, de supports de médiatisation et de documentation scientifique, que nous parviendront à faire tomber les barrières racistes. Dire, comme l’a fait Monsieur Sarkozy que l’Afrique n’est jamais rentrée dans l’histoire universelle, alors qu’Europe était une jeune femme africaine et que c’est son frère qui a introduit l’écriture en Europe, est faire preuve d’ignorance. Que dire encore du Congo-Brazza qui fut déclaré par de Gaulle, capitale de la France libre ?

jeudi 25 octobre 2007

Retrouvez JP Omotunde sur Tropiques FM


Tous les mercredis, dès 17h30, j'ai le plaisir d'animer une rubrique sur la nouvelle radio Tropiques FM dirigée par Claudy Siar.

Intitulée "Le clin d'oeil de Seshat", cette rubrique a pour vocation de retracer une page marquante de l'histoire du Monde Noir.

Vous n'êtes pas sur l'ïle de France, pas de problème, vous pouvez écouter l'émission sur le site web de la radio : http://www.tropiquesfm.com/. A consommer sans modération.

A très bientôt,

JPO

jeudi 14 juin 2007

Oeuvrer pour la Renaissance Africaine




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dimanche 15 avril 2007

Discours afrocentriste sur l'aliénation culturelle

Que signifie le fait d’être culturellement aliéné ? Quels sont les rouages de l’aliénation culturelle des Kamits (Noirs) ? Comment s’exprime cette aliénation ? D’où vient-elle ?

A l’heure où l’aliénation culturelle oxyde les consciences kamites, il convient de réagir avec fermeté, minutie et clarté. Certaines déclarations émanant de "bounty" adulés par les média occidentaux, dépassent même l’entendement. Telle celle du dernier en date, le G. Kelman british, l’ougandais John Sentamu. Devenu récemment le premier archevêque noir d’york, il a récemment attaqué le multiculturalisme, cette politique sociale seine en vigueur en Angleterre, qui permet à chacun de vivre librement sa propre culture.

"Le multiculturalisme", a déclaré notre bounty de service dans le Times, "autorise les autres cultures à s’épanouir, mais il empêche la culture de la majorité (blanche) d’exprimer ses victoires, ses combats, ses joies, ses souffrances. L’Angleterre est la culture dans laquelle j’ai grandi et que j’aime.". Quant à la reconnaissance officielle par l’Angleterre, du Crime commis à l’époque de l’esclavage... cet ougandais à la mémoire courte.

Certes Frantz Fanon, Cheikh Anta Diop, Molefi Kete Asante, Ama Mazama ont mis l’accent sur la menace que constitue l’aliénation culturelle pour les kamits. Mais dans son volume 4, Jean Philippe Omotunde, dans son style habituel, nous offre l’occasion de raviver notre regard sur nos propres reflexes psychologiques et nos responsabilités en tant que peuple kamit.

A lire et à relire donc, avec le sentiment profond que la mission doit être accomplie : liberté ou asservissement ? Entre les deux, il va bien falloir choisir !


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Oeuvrer pour la Renaissance Africaine


Cours à l'Institut Africamaat - Année 2006/2007


Conférence "Célébrer le Génie Africain" - 2007

Stand Menaibuc, Salon du Livre 2006

Manuel d'études des Humanités Classiques Africaines

Ce premier manuel d’études pédagogiques conçu par Jean Philippe Omotunde, vous permettra d’apprécier les Humanités Classiques Africaines, à travers 16 modules de cours (civilisation africaine antique et apprentissage de la lecture des hiéroglyphes).

Le terme « Humanités Classiques Africaines » a été utilisé pour la première fois par le professeur Cheikh Anta Diop pour désigner le patrimoine historique Égypto-nubien de l’Afrique noire. Ces Humanités couvrent une période qui va de l’apparition des premières agglomérations urbaines dans la région de Nabta (Ouest d’Abou Simbel) vers 9 000 avant l’ère chrétienne, à la conquête de l’Égypte par Alexandre le Grand. Elles représentent indubitablement un « Âge d’or » pour l’humanité en raison des diverses découvertes faites par les anciens Africains (invention des mathématiques, de l’écriture, du calendrier, de la médecine, de la royauté...).

Les récentes fouilles archéologiques et les nouvelles datations nous permettent aujourd’hui de revisiter le passé de l’Afrique. C’est en ce sens que cet ouvrage est une contribution importante à la compréhension de l’histoire, de la culture et de la philosophie des Africains et de leurs descendants.

Au-delà de l’Afrique, Jean Philippe Omotunde vous invite également à redécouvrir l’histoire universelle de l’humanité.


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