
En mai 2001, Christiane Taubira députée de Guyane, parvient à faire voter à l’Assemblée Nationale, une loi reconnaissant la traite et l’esclavage des Noirs comme un « Crime » contre l’humanité. A l’époque, cette décision officielle est à peine relayée par les média et les dispositions légales prévues par la loi ne sont véritablement pas suivies d’effets. La conférence internationale « Contre le racisme » tenue à Durban (Afrique du sud) la même année, va relancer le débat en lui donnant une envergure internationale. Les média tentent alors d’étouffer les ardeurs de ceux qui voudraient voir évoluer les mentalités. Fin 2004, l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau publie son ouvrage « Les traites négrières, essai d’histoire globale » aux éditions Gallimard. Loin d’apaiser les tensions, cet ouvrage aux saveurs eurocentristes, va entraîner l’auteur dans une course médiatique effrénée, destinée à créer une confusion entre les revendications légitimes des descendants des victimes, le besoin d’information des français et les intérêts d’un lobby que visiblement, il défend. Prise en otage sur une question aussi sensible, l’opinion publique est la cible d’un monologue historiographique, qui n’est que le récit tronqué des descendants de négriers européens. Finalement emporté par la vague médiatique, Olivier Pétré-Grenouilleau se retrouvera en bout de course sur l’échafaud du discrédit pour avoir pilonné la loi Taubira. Les moyens médiatiques mis en place pour culpabiliser les descendants des victimes et répandre de fausses vérités restent colossaux. Pourtant comme le rappelle Simone Weil, « On ne reçoit pas contre la victime, les accusations des meurtriers ».
Vue la nature profondément tronquée des thèses avancées dans les médias, Jean-Philippe Omotunde, vous propose à travers son troisième ouvrage intitulé La traite négrière européenne : Vérité & mensonges, une destruction méthodique des arguments utilisés par les historiens eurocentristes pour justifier la traite négrière, culpabiliser les descendants des victimes et salir la mémoire des victimes. Vous pensiez avoir tout lu sur la traite négrière, vous allez être surpris !
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1 commentaires:
Bonjour chers afrocentristes.
Je suis heureux de me retrouver parmi vous et surtout, ma joie est due au fait que je constate un mouvement grandissant de l’éveil de la Communauté Noire.
J’étais entré dans ce site tout à fait par hasard et mon contentement est immense. Je suis comme vous ; j’ai cherché durant de longues années et enfin je trouve des réponses à mes questions. De quelles questions s’agit-il ? Il s’agit des questions sur l’histoire de l’Afrique face au reste du monde, sa situation actuelle et son avenir à court et moyen terme. Grâce aux travaux des Cheik Anta, Obenga, Nveng, les autres et le travail de synthèse de Jean Philippe Omotunde je comprends beaucoup de choses à présent. Je sais d’où je viens, qui je suis et ce que je serai toujours. Et j’ai retrouvé ma fierté d’être Noir.
J’ai eu droit à la cerise sur le gâteau en cliquant sur le thème ‘’La traite négrière…’’. Là m’attendait une agréable surprise : une longue discussion riche en enseignements magistralement menée par Peace (Pce), Mo nna (Mn), Nickel Epote (NE), Joël (Jo), Zongo (Z) et Jean Louis Prime.
Tout d’abord, j’aimerai vous dire mon admiration. Vous avez une impressionnante érudition sur l’histoire du monde. J’ai avidement puisé à la source de ce savoir. Dans votre tirade une foule de connaissances a été étalée contribuant à recaler les morceaux du puzzle de l’histoire qui me manquaient. Après avoir lu et relu votre diatribe, mon esprit s’est ouvert sur des réalités que j’ignorais. Je ne suis pas historien ; Je cherche en amateur. En fait je ne suis qu’un pauvre comptable indécemment exploité dans une entreprise de la place tenue par un groupe d’eurocentristes. Quoi qu’il en soit, je suis de plus en plus soulagé à l’aboutissement de mes recherches. Je sais que l’Afrique se portera mieux dans un futur proche ; les signes sont là. Encore bravo, messieurs.
Je voudrai aussi intervenir sur certains thèmes que vous avez soulevés. Avant d’entrer dans le vif du sujet il y a eu dans ce fructueux échange (après plusieurs lectures) des indices qui se sont révélés
L’un des indices n’est pas à vrai dire mauvais mais peut aussi être considéré comme tel : Un ensemble de traits de caractère distinctifs des Camerounais. Leur fierté, leur arrogance et leur impertinence. Je peux comprendre ! Le Cameroun est compté parmi les pays les plus scolarisé de l’Afrique Noire subsaharienne. Mais quand-même ! Je me suis vu obligé d’imprimer toute la discussion (plus de 40 pages, ce qui a claquer le fond d’encre qui me restait) pour la lire et la relire afin d’en comprendre finalement le contenu. Un peu d’humilité que diable ! Voyez vous-même : D’un côté vous prenez la peine de nous faire partager votre immense savoir, de l’autre côté vous cachez ces révélations dans une syntaxe cabalistique dont vous êtes parfaitement conscient puisque M n en a fait la remarque à NE dans son introduction mais pour finalement s’y retrouver lui-même. Pour enfoncer le clou, M n virait carrément à l’anglais. Franchement ! Avez-vous pensé aux Gabonais et togolais qui seraient intéressés ? Ce n’est pas un langage d’internaute ça. Je suis sûr que beaucoup d’internautes auraient voulu prendre part à cette causerie ; hélas combien y ont comprit quelque chose ? Et si je m’y mettais aussi avec le style de la remarque qui suit ?
A la fin de la première lecture je me suis trouvé face à un groupe de pacifistes calotins défendant des idéologies frisant des apories contre des bellicistes atrabilaires aux propos belligènes. A la deuxième lecture, en biloquant et blutant patiemment dans cet abatis, ce que j’avais précédemment pris pour des billevesées aporétiques se révélait être des apophtegmes certes acrimonieux par endroits sur fond de logomachie faisant fi de la possibilité ad libitum des théories assénées dans des conclusions apodictiques et amphibologiques… Je m’arrête à la lettre C de mon vieux dico.
Dois-je aussi souligner toutes ces vannes qui fusaient de part et d’autre ? Mn lance : « tu as un mental blanchi et comme tout processus de blanchissage est destructif, tout s’explique…» NE qui rend la monnaie : « Pour moi les partisans de l’Afrocentrisme souffrent d’une grande tare que j’appelle réductionnisme… ». Ça fait tristement mégalo vous ne trouvez pas ?
Ceci n’est que pour attirer votre attention sur le fait. Si nous pouvions omettre ce genre de déviation alors, le débat serait très très instructif. Je vous soupçonne même d’avoir encore beaucoup à dire sur le sujet et pourquoi pas sur d’autres thèmes ?
Le 2ème indice qui introduit mon intervention est le carriérisme. Autre trait de caractère type des Camerounais. Une réputation mondialement connue. Toujours entrain de vouloir tirer son épingle du jeu fusse-t-elle microscopique. Et c’est là que j’entre dans la danse. Pce et Mn déclarent (en gros) que le début de la solution se trouve dans le retour à la spiritualité purement africaine. NE et Jo contestent l’assertion. C’est bien mais ils en profitent pour introduire leur vision en disant que le vrai début de la solution est dans l’adoption du christianisme comme religion universelle. Qu’est-ce qui se cache derrière ? Les uns et les autres vous voulez attirer des adeptes dans vos cercles respectifs. Pourquoi ? Quel intérêt avez-vous à ramener des Hommes dans vos cercles spirituels ? Plusieurs internautes ont attiré votre attention dessus parce que vous étiez sortis du thème.
Et là où on voit bien que c’est chiqué c’est quand on prend la peine de décortiquer ces deux tendances.
A l’attention de NE : Tu donnes beaucoup de place au christianisme dans la recherche de nos solutions. Je suis chrétien ; mais ce christianisme, qui en maîtrise les contours ? Presque personne ! Cela reste encore hermétique pour le commun des mortels. Partant du simple fait que l’aboutissement de cette doctrine est de pouvoir déjà soulever des montagnes dès que la foi atteint la grosseur d’un grain de sénevé. A ce jour ‘’on’’ nous dit qu’il y en a un qui avait réussi à arrêter la rotation de la terre toute une journée ; un autre avait enflammé un bûcher sans torche et enfin le célèbre Pierre avait fait quelques pas sur l’eau. Et puis plus rien. Constat : soit le christianisme est mal enseigner ; soit il est mal comprit à moins qu’il ne soit surfait ? C’est peut-être dans ce dernier cas que je peux comprendre Pce et Mn ? Se targuer chrétien, vraiment chrétien implique la maîtrise et la pratique d’un foisonnement de principes insoupçonnés. L’identifiant ‘‘chrétien’’ n’est qu’une étiquette que nous portons tous comme ça juste pour montrer vers quel tendance va notre sympathie. Cela ne justifie donc pas qu’on en fasse toute une campagne de rabattage. Et moins qu’on le mette au centre du débat sur l’existentialisme. Et de quelles 70 significations des concepts de la bible parles-tu ? Cite-moi –s-en deux pour voir ? Tout en étant d’accord avec toi que la foi est un don de Dieu pourquoi la dissocies-tu de la Bible ? Quelle est la place de Bible dans le processus de conversion d’après toi ? Enfin, tu affrontes déjà les européens sur le terrain ; c’est bien mais ne peux-tu pas nous y associer ?
Prenons maintenant l’autre cas. Mn et Pce la spiritualité Africaine. Attendez ! De quoi parlons-nous là ? Du culte des crânes ? Du culte des Génies de l’eau ? Ou peut-être de l’Arbre sacré ? De quelle religion parlons-nous ? Existerait-il déjà une sorte de syncrétisme des cultes Africains ? Regardez vous-même dans quelle embrouille vous voulez nous embarquer. Pourquoi ramener de telles illusions dans le sujet qui nous préoccupe ; notre existence même sur terre ? Si ce n’est que comme je l’ai souligné plus tôt, le carriérisme Camerounais ! Vous dites (je reprends bien sûr en bref) que les blancs avaient utilisé le facteur religion pour mieux nous pénétrer, nous endormir, annihiler notre potentiel et enfin nous exploiter jusqu’aujourd’hui. Le constat est donc là que l’opération n’avait pas de but positif pour nous. Ce qui reviendrait à dire que finalement, nos religions locales ne nous avaient pas protégées ; pire, le christianisme ne nous avait rien apporté de mieux. L’Afrique, entre autre, souffre encore de cette confusion. Et c’est vous les victimes de cette machination qui venez ici, soutenir haut et fort les deux concepts ! Je ne vois que ce carriérisme invétéré du Camerounais pour justifier cette ardeur. Pour continuer, j’aimerai, Pce, que tu m’orientes vers les passages contradictoires du NT pour être au même diapason que toi. D’autre part je ne vois pas en quoi une spiritualité universelle aiderait à nous libérer. Les puissances qui se sont libérées du joug de l’occident s’étaient appuyées sur d’autres valeurs que la religion : le développement des sciences et la technologie ; Z et Joël ne me contrediront pas. Mais là où je ne suis pas d’accord avec Pce Mn et Weah, c’est quand vous défendez les chefs Africains soit disant qu’ils auraient été forcés de participer au trafic. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’avant l’arrivée des Blancs l’Afrique pratiquait déjà l’esclavage et ça n’a jamais cessé malgré les pressions internationales. Les livres d’histoire n’en parlent pas, moi je vous le dis. La mise en route du commerce à grande échelle n’avait posé aucun problème d’éthique. Dans mon village, le terme esclave a toujours existé et continu d’être utilisé. Je suis d’ailleurs un arrière petit-fils d’une femme esclave ! Et je vais te dire Z, que si le cas s’était présenté dans mon village à la même époque tel que je connais mes gens, ils auraient déclenché sans aucune forme de procès une impitoyable chasse à l’homme dans les villages environnants pour s’enrichir. Ce commerce n’avait demandé aucune contrainte. Les armes servaient à rendre la chasse plus efficace. POINT. A l’attention de Mn. Tu dis quelque part que des tentatives d’indépendance ont été menées en vain ; je ne retrouve aucune trace dans l’histoire. Peut-être celle du Burkina Faso ? Merci de m’orienter.
Notre problème comme le souligne Z et surtout Joël, tout le monde le sait, tourne autour de notre intégrité morale. Chrétien ou pas, quand on est honnête, on est honnête. Et tout le monde peut l’être. Ce n’est pas le privilège d’une race ou d’une religion. C’est une culture ! Une fois qu’on a cette culture on a enfin le courage d’admettre que le développement passe par la science et la technologie. Nous sommes encore là où nous sommes parce que nous refusons toujours d’être honnêtes. Pourquoi ? J’aimerai qu’on me le dise !
Le sujet sur le dédommagement de l’Afrique. Il y a Jean Louis Prime qui culpabilise à fond ; c’est gentil de sa part mais il ne sait pas. Il ne sait pas que quand bien même on annulerai la dette des pays Africains, 10 ans après tous ces pays seraient toujours au même point. En attendant les réponses, moi je vous dit que cette demande relève d’un autre trait de caractère que les Noirs cultivent : la philosophie de l’attentisme. Nous ne sommes que des tire-au-cul ! C’est honteux pour nous. Nous mettons en exergue ce pan de notre histoire comme si c’était le plus grand drame de l’humanité ? Franchement… Vous pouvez me regardez dans les yeux et me répéter ça ? On va dédommager qui ? Les Noirs Américains ? Les Noirs Africains ? Les métis occuperont quelle place dans ce juteux partage ? Comme nous sommes pitoyables ! ! !
Les blancs sont monstrueux ? Attendez un peu ! N’est-ce pas (en je ne sais plus quand), les Tutsi massacraient les Hutu au Burundi ? Combien de Blancs faisaient parti des miliciens ? En retour les Hutu exterminaient les Tutsi en 94 au Rwanda ? Une fois de plus, combien de Blancs faisaient parti des miliciens ? Dois-je vous rappeler le scandale d’une gamine de 13 ans lapidée en Somalie l’année dernière sous les yeux de tout le monde ? Les massacres du Darfour, les raids des communautés musulmanes contre les chrétiens et inversement au Nigeria, les massacres au Zaïre pour les prises du pouvoir ; combien de Blancs ? Je vous demande ? AUCUN ! C’était des NOIRS ! J’attends que vous me balanciez que tout ça n’a rien de grave et puis c’était entre nous ; c’est la traite négrière qui est un scandale. Depuis que cette histoire de dédommagement s’est déclenchée, je m’imagine inlassablement une scène cocasse : le Congo, le Nigeria, le Soudan, la Somalie en train de signer une pétition pour demander réparation pour la traite des Noirs. Franchement c’est d’une bassesse ! ! !
Pour revenir aux massacres du Burundi et du Rwanda. Tout le monde était bien au courant des préparatif, n’est-ce pas ? Entendez par ‘‘tout le monde’’ l’ONU et sa prostituée de fille OUA. Ces deux organisations dont la justification première de leur existence est la protection des êtres humains n’avaient rien fait pour empêcher les massacres. RIEN ! Nous étions tous suspendus à nos télés dans l’attente du déploiement rapide et en masse de ces deux salopes… Rien ! Rien de rien ! Pendant des mois, des humains (si tel est vrai que c’est leur dénomination) s’étaient livrés à quelque chose qui en réalité n’a pas de nom et personne, PERSONNE, n’avait levé le petit doigt ! ! ! J’en ai la chair de poule. Voilà nos problèmes mes frères ; voilà nos véritables problèmes. Nous devons sortir de là ; Ça n’a que trop duré ! Nous avons tout en Afrique ; TOUT ! Pétrole, diamant, uranium, or, bois, techniciens supérieurs, spécialistes, main d’œuvre… TOUT ; mais nous sommes les plus pauvres. Comment ? Comment ?
Chers frères, je voudrai dire ceci : vous et moi savons très bien où se trouve la solution à nos problèmes. Il est donc inconcevable que des Noirs viennent faire diversion ici. Je sais que vous savez ; vous savez que je sais. Notre salut se trouve dans la maîtrise de la technologie et la science. Les Noirs se retrouvent dans toutes les disciplines scientifiques et techniques qui existent dans le monde et nos ressources minières et intellectuelles sont là. C’est la première étape et elle est accomplie. La deuxième étape, et c’est là que ça coince, est que nos gouvernements créent sur le continent des industries. Bon Dieu, pourquoi en 2009 il n’y a toujours rien depuis les années 60 qu’on en parle ? Zongo le souligne si bien : les dirigeants qui sont à nos tête ne sont pas les bons : comment donc faire pour les remplacer ? C’est là où je plante. Je suis archinul en politique. Mn dit qu’il est fatigué de l’exemple Chinois or cet exemple à le privilège d’être contemporain. Tu préfères peut-être l’exemple du Japon sous Mutsuhito ? Et tu me diras que leur contexte socio économique était différent. Peut être la Corée ou l’Iran ou le Pakistan alors ? Sur le continent, le Nigeria se débrouille pas mal, non ?
Pour conclure, je ne vois pas en quoi : 1 - la traite des Noirs serait un frein à notre développement. Il y a eu des exterminations de peuples dans l’histoire sur d’autres continents aussi (en Asie, en Europe). 2 - Tous ces pays que je cite développent des croyances différentes. Ils ne sont ni particulièrement Chrétiens ni Kamites, pourtant ils se sont hissés aux sommets du monde.
Allez, je vais m’envoyer une ou deux bières tiens, ça me calmera… Eh ! ça me rappelle que je n’ai pas encore payé les deux de samedi…
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